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Léger recul de l'emploi en mai dans la RMR de Québec

Selon Statistique Canada, le nombre de personnes en emploi dans la RMR de Québec était de 422 100 au mois de mai dernier, soit 2 700 emplois de moins qu’en avril (-0,6 %). À Québec, la région accuse un retard de 12 600 emplois (-2,9 %) par rapport au mois de février 2020, soit avant la pandémie. Le taux de chômage s’est établi à 4,9 % en mai 2021, soit une légère baisse par rapport au mois d’avril (5 %).

Faits saillants

  1. En mai 2021, le nombre de personnes en emploi dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec a reculé de 2 700 (-0,6 %) par rapport au dernier mois.
  2. Cette année, Statistique Canada estimait qu’il y avait 443 800 personnes actives sur le marché du travail au mois de mai. Par rapport au niveau prépandémique (février 2020), cela représente un manque à gagner de 9 600 personnes actives.
  3. La région détient le plus faible taux de chômage parmi les principales RMR canadiennes alors qu’il a légèrement baissé à 4,9 % en mai.
  4. Les données comparables pour le Québec indiquent que le nombre d'emplois a peu fluctué avec 1 500 emplois de plus en mai 2021 par rapport au mois précédent. Ainsi, le taux de chômage québécois s’est maintenu à 6,5 %.


En graphiques



Commentaires

Les données du mois de mai de l’Enquête sur la population active (EPA) présentent la situation sur le marché du travail au cours de la semaine du 9 au 15 mai 2021. Par rapport aux données du mois d’avril, celles-ci rendent compte de la levée des mesures spéciales d'urgence dans la région le 10 mai dernier. Parmi les effets de l’assouplissement des restrictions, on retrouve notamment le passage du couvre-feu à 21 h 30 ainsi que la réouverture des commerces non essentiels sur tout le territoire de la RMR de Québec. Rappelons que la sévérité des mesures sanitaires lors de la semaine de référence varie d’une région à l’autre.

Léger recul de l’emploi

Selon Statistique Canada, le nombre de personnes en emploi dans la RMR de Québec était de 422 100 au mois de mai dernier, soit 2 700 emplois de moins qu’en avril (-0,6 %). À Québec, la région accuse un retard de 12 600 emplois (-2,9 %) par rapport au mois de février 2020, soit avant la pandémie, un retard plus important que ceux observés dans la plupart des principales régions canadiennes. Notons qu’en décembre 2020, le nombre d’emplois à Québec avait surpassé le niveau qui prévalait avant la pandémie pour ensuite inscrire cinq reculs mensuels consécutifs.

La participation au marché du travail en baisse

En mai 2021, Statistique Canada estimait qu’il y avait 443 800 personnes actives sur le marché du travail dans la région. Comparativement au mois d’avril, il s’agit d’un recul de 3 400 personnes. Comparativement au niveau prépandémique (février 2020), cela représente un manque à gagner de 9 600 personnes actives. Soulignons qu’entre les mois de février 2016 et 2020, le taux d’activité mensuel moyen dans la région était de 68,3 % alors que le taux d’emploi était de 65,6 %. Au mois de mai 2021, le taux d’activité a atteint 64,6 % tandis que le taux d’emploi était de 61,4 %.

Le taux de chômage demeure bas

Au dernier mois, on dénombrait 21 700 chômeurs à Québec, soit une diminution mensuelle de 700. Or, on compte dans la région 3 000 chômeurs de plus (+16 %) qu’avant la pandémie (février 2020). Cet écart demeure bien en deçà de celui enregistré pour la même période à Montréal (+49 %) et au Québec (+31,3 %). Rappelons que le nombre de chômeurs a atteint un sommet de 52 700 dans la région lors de la première vague (juin 2020) avant de décliner rapidement.

Le taux de chômage s’est établi à 4,9 % en mai 2021, soit une légère baisse par rapport au mois d’avril (5 %). La région demeure celle avec le plus faible taux parmi les principales RMR canadiennes. Cette baisse du taux de chômage s’explique par le recul plus prononcé de la population active que celle de l’emploi.


Mise en garde

Les données disponibles pour la région métropolitaine de recensement de Québec subissent un traitement statistique particulier (moyenne mobile trois mois) en raison du petit échantillon, ce qui a pour effet d’atténuer les fortes fluctuations des données. Ainsi, les données recueillies en mars et en avril influent sur l’estimation publiée pour le mois de mai. Veuillez noter également que nous utilisons des données comparables pour la province de Québec et les autres régions métropolitaines dans ce document. Pour en savoir plus, consultez : quelques rappels concernant les moyennes mobiles - ISQ.



Émile Émond
Économiste
Québec International

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