
Des chercheurs de VirexpR et du Laboratoire international RESPIVIR France-Canada, en collaboration avec l’entreprise québécoise Sphaira, ont démontré expérimentalement l’efficacité de la technologie LIFA pour inactiver le virus infectieux de la rougeole présent dans l’air – une première.
Réalisés dans une chambre expérimentale étanche de 30 m³ en laboratoire de confinement biologique de niveau 3 (BSL-3), les essais ont montré une réduction de 99,87 % du virus infectieux après seulement 10 minutes de fonctionnement. Après 30 minutes, aucun virus infectieux n’était détectable dans l’air ni sur les surfaces.
« Les dispositifs LIFA ont démontré une efficacité très significative dans une atmosphère hautement contaminée par du virus infectieux de la rougeole en conditions expérimentales contrôlées en banc d’essai », déclare le Dr Manuel Rosa-Calatrava, directeur de recherche INSERM, professeur associé à l’Université Laval (Laboratoire International RESPIVIR) et cofondateur de VirexpR
« Cette collaboration illustre concrètement le rôle de Québec International : connecter les entreprises de la grande région de Québec aux bons partenaires à l’international, qu’ils soient du milieu des affaires ou de la recherche, pour accélérer leur développement et leurs projets d’innovation. Grâce à notre réseau et à l’entente avec Auvergne-Rhône-Alpes entreprises, Sphaira a pu accéder rapidement à une expertise de pointe et franchir une étape importante dans la validation de sa technologie. », souligne Carl Viel, président-directeur général de Québec International
Alors que le Canada fait face, depuis 2024, à une importante résurgence de la rougeole, ces résultats mettent en évidence le potentiel des technologies de traitement de l’air pour contribuer à réduire la transmission aérienne de l’un des virus les plus contagieux connus.
« Cette étude s’inscrit dans la continuité des travaux réalisés en 2024 par VirexpR, qui avaient déjà démontré l’efficacité de la technologie LIFA contre le SARS-CoV-2, la bactérieStaphylococcus aureuset la moisissureAspergillus fumigatus. », déclare Anaïs Proust, CEO et cofondatrice de VirexpR.
« Cette collaboration franco-québécoise démontre le potentiel de la technologie LIFA pour mieux protéger les populations dans les hôpitaux, les écoles, les garderies, les résidences pour aînés. », ajoute Raymond Boisvert, président de Sphaira.
L’Institut de cardiologie et de pneumologie de Québec – Université Laval (lUCPQ-ULaval) a également joué un rôle actif et déterminant dans le développement et l’implantation de la technologie LIFA en offrant un environnement de test en situation réelle. Les équipes scientifiques et cliniques de l’Institut soutiennent Sphaira en fournissant l’expertise scientifique et professionnelle permettant d’évaluer l’impact de la technologie LIFA.